vendredi 14 octobre 2016

Balade de la Place Saint-Paul à la place Saint Lambert



Dans le cadre d'une journée d'études de l'aped ‘Ecole et luttes sociales’ j'ai anime un Atelier thématique Liège, théâtre des luttes sociales. En fait une promenade guidée à Liège. En fait, j'ai brodé sur une balade que j’ai fait en 2014, dans la cadre du festival de promenade http://hachhachhh.blogspot.be/2014/03/balade-liege-des-revoltes-les-braises.html
Ce petit blog décrit le trajet jusqu’à la Place Saint Lambert, où j’embraye sur ma balade ‘Liège des révoltes ».
Place Saint Paul est évidemment directement associée avec le bâtiment emblématique de la FGTB.
La Place Saint-Paul est un haut lieu de la lutte des classes ; c’est là que la FGTB organise sa fête du 1 mai, et le Parti Communiste et le PTB leur meeting 1 mai. Mon cama Francise Gomez a l’habitude de parler à ce meeting, après une intervention au meeting du PS au Parc d’Avroy. A la question: « Parlerez-vous à nouveau sur le podium du PS ET du PTB ? » Il répond:  « Oui, sur celui du PS et du « PC », j’insiste. C’est le Parti Communiste qui, depuis une quinzaine d’années, place son podium rue Hazinelle (j’insiste encore), pas sur la place St-Paul même, mais juste à côté (Sud Presse 28 avril). J’ai vérifié : l’entrée de la Haute Ecole est effectivement au N°2 de la rue Hazinelle. Ce qui nous laisse un peu de marge. 
Quant à la Place Saint Paul, c’est compliqué. En 1811-1812, lorsqu'on construit la tour de Saint Paul, avec sa flèche qui rappelle la cathédrale Saint-Lambert démontée par les révolutionnaires liégeois, la place Saint-Paul est la place Devant Saint-Paul qui est rebaptisée place de la Cathédrale en 1863. Du coup,  la place qui se nommait Derrière Saint-Paul prit son nom actuel : Place Saint Paul.
La place de la Cathédrale est rebaptisée « place du Roi Albert » en décembre 1918, pour « rendre hommage à la conduite chevaleresque de notre souverain pendant la guerre 1914-18 ». La nouvelle appellation restera en vigueur plusieurs décennies, mais elle ne sera guère utilisée par la population, et le lieu retrouvera finalement son nom d'origine.En 1948 les Métallos FGTB achètent un ancien hôtel de maître. Le 30 juillet 1950, c’est là que la mise en place d’un gouvernement wallon séparatiste fut sérieusement envisagée au cours d’une réunion rassemblant le comité liégeois de grève (dont André Renard, Robert Lambion, Robert Gillon), des représentants de partis (libéral et communiste) et des militants de mouvements wallons. Un quart de siècle plus tard la Régionale FGTB de Liège qui y construit un immeuble neuf inauguré en 1975. De la terrasse au huitième étage on a une vue magnifique sur Liège...

Le complexe scolaire Hazinelle, une 'machine à enseigner'

 En face, le complexe scolaire Hazinelle, une 'machine à enseigner', si je peux paraphraser Le Corbusier : «une maison est une machine à habiter ». L’architecte municipal Jean Moutschen qui a conçu ce bâtiment construit en 1960—1964 par la Ville de Liège, était dans la ligne d’action des CIAM (Congrès  Internationaux  d’Architecture  Moderne),  et son antenne locale de la revue L’Équerre.

Jean Moutschen a également conçu le lycée Léonie de Waha, un peu plus loin, sur les boulevards.  Le hasard de l’histoire veut que l’institut supérieur pour demoiselles avait été fondé par la célèbre pédagogue Léonie de waha en 1868 justement dans des locaux acquis place Saint-Paul, rue Hazinelle. En 1874, l’école avait déménagé rue des Célestines, dans une ancienne résidence noble donnant aussi sur le boulevard de la Sauvenière. En 1887, elle est cédée à la Ville de Liège. Devenu lycée en 1925, l’institut s’installe dix ans plus tard dans le bâtiment que l’on connait aujourd’hui. Moutschen a maintenu la haute cheminée de la verrerie d’antan pour le système de chauffage de l’établissement scolaire.
En 2014-2015, un atelier de projets de l’ULg sous la direction d’Aloys Beguin (architecte de l’Esplanade Saint –Léonard) s’est attaché à  l’étude du bâtiment de l’école Hazinelle. Il fait – à juste titre- un lien entre la politique de l’enseignement et l’architecture chargée de l’incarner. Ce patrimoine monumental ordinaire reflète l’esprit d’une époque, une pensée sociétale, une rigueur constructive, une rationalité et un  systématisme qui lui permettent d’affronter le changement programmatique et l’évolution des usages. Il est vrai que toutes ces qualités sont difficile à évaluer à partir de la façade sobre. Pour évaluer son organisation compacte autour d’une imposante cour intérieure il faut entrer dans le bâtiment. L’occasion aussi d’admirer dans  le hall d’entrée le bas-relief d’Idel Ianchelevici, auteur du plongeur à l’entrée du port des yachts.

Le lycée de Waha

 Revenons encore un peu sur le lycée de Waha (il le mérite). Il est officiellement inauguré en 1938. Fonctionnel, il intègre aussi des œuvres d’art originales créées par dix-huit artistes wallons (fresques, bas-reliefs, mosaïques, peintures, vitraux). Dans l’esprit des concepteurs, il s’agit de former les générations futures de jeunes filles en leur faisant côtoyer quotidiennement la beauté artistique. Les bas-reliefs qui la décorent des sculpteurs liégeois Louis Dupont, Adelin Salle et Robert Massart symbolisent l’Étude et l’Insouciance de la Jeunesse. Ce témoin de l’architecture moderne wallonne est classé depuis 1999.

Fermeture du siège liégeois de la Banque Nationale

Et puis il y a encore le siège liégeois de la Banque Nationale (1968), du Groupe EGAU (Études en Groupe d'Architecture et d'Urbanisme), une association d'architectes qui a été l'un des principaux artisans des transformations urbanistiques du centre de Liège entre le début des années 1950 et 1992.


Ca vaut peut-être la peine de s’y arrêter à l’occasion du 1 mai 2017 : le vendredi 28 avril la Banque nationale de Belgique (BNB) a annoncé la fermeture de ses bureaux à Liège ainsi qu’à Courtrai pour la fin 2018. Les 32 employés de l’agence liégeoise et les 26 employés de celle de Courtrai seront tous réaffectés au siège central de Bruxelles. En 1999, il y avait encore 23 agences régionales. Fin 2018, il ne subsistera plus aucune agence régionale (La Libre Belgique 29 avril 2017). La BNB invoque l'introduction de l'euro. Des machines plus complexes et plus performantes ont été nécessaires pour traiter des euros comportant des signes de sécurité plus sophistiqués. Le 23 février 2017 la décision de principe a été communiqué au Conseil d'entreprise qui remettra son avis avant la décision définitive du comité de direction. L'arrêt du traitement des billets est prévu le 31 décembre 2017 et l'arrêt des autres activités au plus tard le 31 décembre 2018. Le bâtiment de Liège sera vendu. Pour échanger ses petites pièces, il faudra passer par les banques où c'est encore gratuit pour des petites quantités triées de maximum 50 pièces. Au-delà, les banques appliquent des tarifs allant de 3€ à 5€. Ala BNB c’était gratuit (et immédiat) en dessous de trois KILOS. On faisait la file pour ces pièces: des petits commerces, ou l’asso avec le produit d’une cagnotte…

Trois monuments repris sur l’inventaire du patrimoine immobilier

Et pour finir trois monuments repris sur l’inventaire du patrimoine immobilier :  
Le monument de Jean Del Cour d’inspiration Louis XVI, érigé en 1911. Le buste est l'oeuvre de Paul Du Bois. Le socle porte l'inscription : «A / JEAN DEL COUR / Statuaire / 1627-1707 / L'Oeuvre des Artistes / MDCCCCXI » (date de naissance erronée, Del Cour étant né en 1631; mais on peut vivre avec ça). Les plans du monument sont de l'architecte spadois Marcel Collin.
Le Refuge ou maison claustrale de l'abbaye d'Aulne avait été léguée au Bureau de bienfaisance à la fin du 19e siècle, il devient le centre de son administration et siège de l'échevinat de la prévoyance sociale ; aujourd'hui occupé par des bureaux. Cet édifice a été construit dans la première moitié du 16e siècle et restauré à partir de 1897 par l'architecte Edmond Jamar (PMB-W, 1974, t.3, p. 350 ; P. Marthus, L'architecte Edmond Jamar, mémoire de licence, Ulg, 1990-1991, p.87-90).
Le Palace  est l’oeuvre de l'architecte Clément Pirnay en 1910. L'ancien ciméma Palace se signale par sa façade sobre en béton, aux lignes précocement fonctionnalistes.

La Cathédrale Saint Paul et sa tour

L’église Saint-Paul remonte à 966, il en reste une cave voûtée sous les sacristies. Au milieu du XIIIe siècle débute la construction du bâtiment que l’on voit. Cela prendra trois siècles, avec parfois de longues périodes d'interruption, ce qui explique que la collégiale Saint-Paul présentait une gamme complète de l'architecture gothique. Apparemment, le chapitre de Saint-Paul avait des moyens plus limités que la chapitre de Saint-Lambert…
Cette gravure de Remacle Le Loup montre la collégiale Saint-Paul dans les années 1730, avec une tour basse, surmontée d'une petite construction où se trouvent les cloches. À la suite des événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle la chapitre est dissout et sa collégiale transformée en halle de boucherie, tandis que les cloîtres servent d'écuries. Une partie du mobilier est vendu aux enchères.
Suite au concordat de 1801, le nouvel évêque de Liège choisit Saint-Paul pour cathédrale, Saint Lambert étant ‘démonté’ comme symbole de la tyrannie. En 1811 on a surélevé la tour d'un étage surmonté d'une flèche octogonale qui atteint presque nonante mètres. Quatre clochetons ont été ajoutés aux angles pour rappeler la cathédrale
vers 1890 après la 'restauration' de Delsaux
Saint-Lambert. Les pierres aussi sont issues de l'ancienne cathédrale, toujours en ruines à l'époque. Nostalgie, si tu nous tiens…
Vers 1850, l'architecte Jean-Charles Delsaux entreprend une autre ‘restauration’ : il détruit tout ce qui nuisait à l’unité (que le bâtiment n’a jamais eu). Il surcharge le bâtiment d’éléments d'ornementation (il adorait les pinacles) qui ne correspondent plus avec la simplicité d'origine du bâtiment. Nous reviendrons sur ses conceptions de restauration assez invasives à propos du Palais Provincial.
St Paul avant l'intervention de Delsaux


Les Lumières de la Société Libre d’Émulation

Le bâtiment de la Société Libre d’Emulation (SLE) qui abrite aujourd’hui le Théâtre de Liège remonte à l’Ancien Régime. La SLE fut fondée en 1779 par François-Charles de Velbrück, Prince-Évêque de Liège ‘éclairé’. Le peintre Léonard Defrance y rencontre J-J Fabry et J-N Bassenge. Tous les trois joueront un rôle clef dans la révolution qui couve. Le 19 août 1789, la SLE présenta ses hommages aux bourgmestres élus par le parti révolutionnaire. En 1792, le Prince-Ev^que Constantin François de Hoensbroeck dit dans un Mandement qu’elle était devenue «une société d'insubordination, généralement et publiquement vouée, pendant les troubles passés, aux principes de sédition qui les ont fait naître».
Un autre membre de la SLE était l'abbé Ramoux. Avec la disparition de Velbruck en 1784 Ramoux quitta les bords de la Meuse pour ceux du Geer, où il reçut le surnom de « Législateur des bords du Geer » redynamisant la confection et le commerce des chapeaux de paille. Mais il joue aussi un rôle beaucoup moins folklorique Le lundi 26 avril 1790 , àla demande d’un des bourgmestres révolutionnaires Lambert-Joseph de Donceel, il compose première le ‘Valeureux Liégeois’, sur un air populaire vieux de plus d’un demi-siècle. Il y rend hommage au commandant de la garde patriotique Jean-Remy de Chestret : Que peut craindre notre ardeur? / Sous Chestret nous portons les armes: / À côté de ce vainqueur / Le péril a des charmes. Avec ça les Liégeois ont leur hymne national.
A la Révolution liégeoise la SLE compte 600 membres. Le 20 août 1914, sa très riche bibliothèque et l’ensemble de ses collections sont incendiés. En 1930 la Ville de Liège reconstruit un édifice néo-classique. Dans les années 1960, l’Université de Liège louera sa grande salle pour y donner des cours. De 1985 à 2004, le Conservatoire royal de Liège s’installe. À la suite d'une importante rénovation, ses locaux de la place du Vingt-Août logent désormais le Théâtre de Liège.

L’ Hôtel des Postes néogothique

En 1890, les bâtiments situés à l'angle de la rue de la Régence et du quai sur Meuse, essentiellement des cafés et des hôtels, sont rasés afin de laisser place à un vaste Hôtel des Postes. Cet édifice néo-gothique marie les techniques modernes en utilisant le métal dans la structure portante intérieure et les styles traditionnels. Il est doté de statues représentant des corps de métier (la nostalgie des néogoths pour ce modèle de société médiévale).
Le bâtiment désaffecté est classé (façades et toitures) depuis fin 2002. Plusieurs projets de réaffectation ont capoté. Tous voulaient un parking place Cockerill. Une plate-forme Place Cockerill  a réussi à bloquer jusqu’à maintenant. A juste titre : c’est un peu aberrant d’attirer les bagnoles au cœur de la ville alors que l’on prétend apaiser le trafic le long des quais.
Cette poste est un des bâtiments emblématiques des néo-gothiques issus souvent des écoles Saint-Luc. Toute une génération de Saintlucistes ont profité de la longue période de majorité catholique alsolue, de 1884 à 1918, pour remplir le pays non seulement d’églises néo-gothiques, mais aussi d’autre bâtiments publics comme le Palais Provincial de Liège, que nous verrons en fin de balade, ou la Grande Poste de Liège d’Edmond Jamar (il a construit aussi un hôtel des postes, des télégraphes et du téléphone à Dinant).

La Passerelle : quelle passerelle?

En 1880 une passerelle est ouverte aux piétons, diverses crues ayant retardé les travaux et même mis l'ouvrage en péril. Elle porte en réalité le nom de « passerelle de la Régence », du même nom que la rue qu'elle prolonge. Les gens de l’au-delà parlent de passerelle Saucy », en référence au boulevard auquel elle mène en Outremeuse. Un peu plus loin, en face du Parc de la Boverie, une nouvelle passerelle vient d’être inaugurée. Elle s’appelle ‘la belle liégeoise’.

Rue de la Régence : La Wallonie

Une de La Wallonie du 12 mai 1937. 
quelques jours après Guernica
Coll. ILHS
Rue de la Régence le quotidien La Wallonie acquiert en 1922 un immeuble qui est agrandi et transformé par l'architecte Jean Moutschen. Quelques années auparavant, en 1919, le journal bruxellois Le Peuple avait créé une antenne liégeoise. Il y avait déjà  eu un organe officiel du POB liégeois, le journal La Wallonie, créé en 1903 mais ce journal avait disparu en 1906. En 1920, le journal reprend le nom de La Wallonie Socialiste. La Centrale liégeoise des Métallurgistes inclut dans sa cotisation l’abonnement au quotidien. Les ventes passent ainsi de 28 000 à 50 000 exemplaires. Il y a même une Radio Wallonie qui émet d’octobre 1925 à mai 1940.

Saint Denis : un mélange de styles

L'église Saint-Denis fut fondée en 987, du temps de Notger. Comme dans la plupart des collégiales, les chanoines vécurent en commun jusqu'au 12e siècle, puis délaissèrent le dortoir et le réfectoire pour s'établir dans des maisons situées aux alentours de la collégiale. Le chapitre avait 33 chapelains, des chantres, des musiciens et 8 enfants de choeur apprenant le chant et la musique dont André-Modeste Grétry que nous saluerons Place de l’Opéra. La collégiale était avant tout un bâtiment de prestige pour les chanoines, dont nous voyons une partie du cloître. Les offices paroissiaux étaient célébrés dans l'église voisine de Sainte-Aldegonde. Le chapitre fut supprimé en 1797 et en n 1801, l'église devint paroissiale pour les territoires des anciennes paroisses supprimées: Sainte-Aldegonde, Saint-Étienne, Saint-Gangulphe, Sainte-Catherine et Sainte-Madeleine.
Les fenêtres hautes datent de l'an 1000 et sont les mêmes que celles de Saint-Servais de Maastricht. La tour carrée est en grès houiller, et la partie supérieure consiste en un massif rectangulaire en bois. Le choeur gothique est de la fin du XIVe siècle. Vers 1700, une voûte remplace l'ancien plafond de l'époque romane et on fait un intérieur baroque. L'église garde des témoins de chaque époque; elle a été dégradée, parfois mal restaurée, agrandie, repeinte, transformée, mais nous est parvenue riche de sa longue histoire. La chaire Louis XIV vient de l'ancienne église paroissiale Sainte-Ursule. Un grand portail en marbre, don du prévôt Michel Clercx I (1727) donne accès au cloître

La Place Saint Etienne  toute nouvelle

La place Saint-Etienne a été inaugurée ce vendredi 2 septembre 2005, un an jour pour jour du 1er anniversaire de l’inauguration des Galeries Saint-Lambert qui a d’ailleurs contribué pour 470.000 €, dans l’aménagement. La place avait longtemps été appelée "la place sans nom". Assez vite la la sous-commission de la toponymie élimine Duysinx, Pétrarque ou Grand Bazar, Les « passéistes » réclament « place Saint-Etienne ». D'autres encore défendent le générique « Coeur de Liège ». En fait, ces passéistes sontles calotins et les génériques les maçons. L’échevin Jean-Pierre Goffin a voulu éviter que se reproduise le problème de la place Cathédrale, renommée place Roi Albert. Il a donc pris le temps d'étudier la centaine de propositions qu'il a reçues. Le Conseil communal du22 NOVEMBRE 2004 approuve la dénomination, sans enquête publique, d’une nouvelle place non nommée, comprise entre les rues Saint-Etienne, en Gérardrie, Saint-Gangulphe et Saint-Denis, place située derrière l’ancien Grand Bazar en “Place Saint Etienne”. La délibération est adoptée par 40 votes positifs. Il y a 1 vote négatif et 1abstention. Mais on se rend compte, en dernière minute, d’un couac : M. GOFFIN demande de décréter l’urgence pour un point qui ne figure pas à l’ordre du jour. Il s’agit d’approuver la dénomination de la “rue Saint Etienne”, comprise entre la rue Gérardrie et la place Saint Denis en “rue Lambert Lombard”. On avait oublié qu’il restait un bout de rue Saint Etienne… Les laics se consoleront, peut-être, avec cet hommage à Lambert Lombard, humaniste, peintre, architecte liégeois, connu pour son portrait sur les anciens billets de cent francs belges. L'Ecolo Madeleine Mairlot a défendu jusqu'au bout sa suggestion de place du Grand Bazar. Pour l’échevin des travaux, si le patronyme Saint-Étienne s’est imposé, ce peut-être parce qu’il est saint patron des paveurs ! Et à Liège on s’y connaît pour paver et dépaver…
Avant s’y trouvait le centre commercial Gérardrie. Au début des années 1960, le Grand Bazar de la place Saint-Lambert s'étend par l'arrière. Tout un îlot d'immeuble est démoli entre les rues Saint-Étienne et Saint-Denis, pour y ériger une extension du magasin qu'on appellera le « hall Saint-Denis».  Autrefois il y avait là une ruelle dédiée à Saint-Étienne, qui menait à l'ancienne église Saint-Étienne, à l'angle des rues Saint-Étienne et Chapelle des Clercs. A partir d’ici la balade suit http://hachhachhh.blogspot.be/2014/03/balade-liege-des-revoltes-les-braises.html

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